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Dés fin décembre au plan national et début janvier dans le Lot, les organisations CGT, FSU, Solidaires, Confédération Paysanne ont décidé d’impulser un processus de mobilisations et d’initiatives tout au long du mois de janvier et début février pour la préservation et le développement de l’emploi et des services publics, contre la précarité.

L’année 2020 marquée par la pandémie et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales

Celles-ci sont aggravées par des décisions gouvernementales désastreuses pour le monde du travail et la jeunesse. Ces initiatives s’appuieront sur les mobilisations professionnelles déjà programmées à l’instar des appels :

  1. de la santé;
  2. de l’Éducation nationale ;
  3. de l’énergie, engagés également pour la défense et le développement du service public.

Dans ce contexte, et ce n’est pas anodin, les attaques liberticides du gouvernement se multiplient. Nos organisations continuent de les combattre.

Le plan de relance affiché par le gouvernement n’est en rien un plan de rupture avec les politiques de casse de l’emploi, de pression sur les salaires et sur les conditions de travail et d’affaiblissement de la protection sociale. Il plonge une grande partie de la population et notamment la jeunesse dans la précarité et la pauvreté.

Les gagnants sont bien toujours les mêmes et les entreprises les moins touchées par la crise seront celles qui bénéficieront le plus des baisses d’impôts

Ce constat impose de contrôler et de conditionner socialement et écologiquement les aides publiques. Il faut un véritable plan de relance combinant investissement public massif et soutien des revenus des plus fragilisés ou précaires.

Pourtant, c’est le chemin inverse que prend ce gouvernement :

  • rien pour les petits salaires, la ministre du Travail annonce, presque comme une provocation, une revalorisation du Smic en dessous de 1 % pour 2021. Ce qui fera passer le taux horaire de  10,15 à 10,25 € ;
  • rien non plus pour les 1ers de corvée, exposés depuis le début de la pandémie, toutes et tous devront attendre une hypothétique négociation dans leurs secteurs professionnels fin 2021 ;
  • rien pour les soignants qui dénoncent un plan Ségur au rabais et beaucoup de professionnels oubliés ;
  • rien pour l’ensemble des fonctionnaires dont le point d’indice reste gelé ;
  • rien pour les personnels de l’éducation nationale alors que le simulacre de concertation autour d’un Grenelle de l’éducation déserté par une majorité d’organisations syndicales est au point mort.

47 % des jeunes s’inquiètent pour leur emploi et le taux de chômage des jeunes a dépassé les 20 %

Le second confinement les a fait plonger dans l’extrême précarité. Nombre d’entre elles et eux ne mangent pas à leur faim. À cela s’ajoute la difficulté de suivre les cours à distance, la peur de l’échec et une détresse psychologique forte. Avec ses mesures insuffisantes, restrictives et incohérentes, le gouvernement sacrifie toute une génération !

Pas une journée ne se passe sans une nouvelle annonce de plan de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises ou restructurations et réductions de services. Les réformes successives, contestées fortement, facilitent les licenciements et les suppressions de postes dans le privé comme dans le public.

Là encore, ni plan de relance, ni plan de rupture mais la poursuite du même objectif libéral de casse de l’appareil productif et des services publics.

Nous affirmons, au contraire, que la réponse aux besoins de toute la population, l’avenir de la jeunesse et la réussite de la transition écologique imposent la création de millions d’emplois. Cela passe aussi par le partage et la réduction du temps de travail.

Dans le secteur de la santé par exemple, alors que le gouvernement tergiverse sur les mesures à prendre pour éviter l’engorgement des services de réanimation, ce sont 400 000 emplois à créer dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou l’accompagnement des malades et des personnes en perte d’autonomie.

Les besoins sont importants aussi dans toute la Fonction publique.

Il est indéniable aujourd’hui, après la pénurie de masques du printemps dernier, qu’il faut relocaliser une partie de notre production et en particulier notre industrie. Être en capacité de produire des médicaments, du matériel médical et de protection après la période que nous traversons ne peut plus faire débat.

C’est pourquoi, nos organisations CGT, FSU, Solidaires, Confédération Paysanne ont proposé ce processus de mobilisations et d’initiatives en ce mois de janvier.

Des déploiements locaux, des tractages et des assemblées générales ont été mené dans les lieux de travail et dans les territoires dans la deuxième quinzaine de janvier : une période de mobilisations professionnelles pour l’emploi avec notamment 3 journées phares dans la santé le 21, l’éducation nationale le 26, dans l’énergie le 28 janvier, avec les cheminots le 29 qui ont notamment tenu un bureau d’embauche à Capdenac recueillant près de 40 CV et les mobilisations pour nos libertés le 30 janvier à Cahors et Figeac .

Les organisations CGT/FSU/Solidaires/Confédération Paysanne appellent, dans une dynamique de convergences et de renforcement des luttes, à un temps fort commun interprofessionnel de mobilisations et de grève le 4 février 2021.

UNIS ET DETERMINES, ENSEMBLE MOBILISONS-NOUS POUR :

  • Une réduction du temps de travail à 32H/semaine sans perte de salaire,
  • Un droit de véto contre les licenciements octroyé aux élus du personnel,
  • L’augmentation des salaires, pensions, traitements et minima sociaux,
  • Un investissement massif dans nos services publics et notre système de santé publique (soin, prévention et recherche),
  • Une sécurité sociale financée par les cotisations sociales pour des prises en charge à 100%,
  • La mise en place du nouveau statut du travail salarié et de la sécurité sociale professionnelle permettant undéroulement de carrière progressif quels que soient les aléas de la vie au travail,
  • Une loi taxant les dividendes et les grandes fortunes , 
  • La suspension de tous les plans de suppressions d’emploi en cours et survenus en 2020 ,
  • La conditionnalité de toutes les aides publiques au maintien ou à la création d’emplois et leur contrôle ,
  • Le maintien et le développement de nos capacités industrielles pour répondre aux besoins de la population.
  • L’abandon des réformes chômage, retraite et des lois et décrets liberticides.

Jeudi 4 février 2021 à : GREVE et Manifestations interprofessionnelles

14H30 CAHORS, place Mitterrand

14H30 FIGEAC, Lycée Champollion

 

voir tracts en pièce jointe :

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