Votre force pour l'avenir

Presse

La CGT a été reçue pour une deuxième et ultime heure de discussion sur le projet de refonte totale de 120 ans de droit du travail. Cela concerne, en effet, la primauté de l’accord d’entreprise sur les conventions collectives et le contrat de travail.
Le gouvernement se refuse toujours à mettre un texte sur la table ! Dans le même temps, le projet de loi d’habilitation paraît cet après-midi dans la presse.
Le Directeur de cabinet se contente d’exposer les propositions portées par les organisations patronales et syndicales, sans jamais préciser l’étendue des régressions sociales contenues dans les projets d’ordonnances.
Avec le projet de loi travail XXL, c’est la fin du CDI pour toutes et tous. Les branches professionnelles pourraient ainsi décider du nombre de renouvellement des contrats précaires ou bien de l’instauration de contrats de mission, de projet ou de chantier, pour l’ensemble des salariés d’un secteur d’activité.
Avec le projet de loi travail XXL, l’accord d’entreprise pourrait s’imposer au contrat de travail. C’est le travailler plus pour gagner moins !
Tout salarié n’acceptant pas la modification de son contrat de travail (rémunération et temps de travail) se verrait purement et simplement licencié, sans possibilité de recours.
La CGT se refuse à marchander les droits et les protections des salariés. Elle entend faire avancer ses propositions de progrès social : augmentation des salaires, réduction du temps de travail, généralisation des CDI (…) pour travailler mieux, moins, toutes et tous.
La CGT appelle l’ensemble des travailleurs à amplifier les initiatives et les mobilisations interprofessionnelles pour faire barrage au projet Macron et imposer l’acquisition de droits nouveaux.

Les négociations n’ayant pas abouti, la CGT CRDE a décidé de reconduire son mouvement de grève ce mercredi 14 juin.

Malgré des rencontres le lundi après-midi, mardi en communication, les propositions de la direction n’ont pas été à la hauteur de la demande des salariés (trois fois moins de ce qu’ils espéraient). En contrepartie, la CGT a demandé la prise en compte d’autres mesures avec un coût moindre, mais la direction n’a pas accepté.

Les salariés non-cadre (40 sur les 64) ont donc décidé de se mobiliser. La grève a commencé à 10 h 30 hier et s’est tenue sur toute la journée.

Après discussion, les décisions sur la suite à donner seront prises.

Ça chauffe au Département du Lot. Depuis le 1er février 2017, une réorganisation des services de la Direction des Solidarités Départementales (environ 300 agents) du Lot est en place. Elle concerne les services du secteur social de notre département intervenant auprès de Lotois tel que certaines personnes âgées, des nourrissons et leur famille, des personnes avec de faibles ressources, des enfants confiés ….
Pendant des mois, les représentants du personnel et plus particulièrement le syndicat CGT a alerté sur la méthode employée qui ne permettait pas une réelle réflexion avec les agents. Rien n’a été entendu ni modifié. La direction du Département du Lot a mené sa réorganisation sans réelle réflexion avec les professionnels du terrain et en s’appuyant sur des chiffres qui ne reflètent même pas les réalités du territoire.
Aujourd’hui, la situation se dégrade toujours plus et rien ne bouge après 4 mois de mise en route. C’est comme si l’on regardait le bateau sombrer !
Malgré des alertes des syndicats CGT auprès de la direction et des élus, des rencontres, des contributions d’agents, et même des propositions pour l’amélioration du service public, rien ne se passe. Aucune démarche n’est engagée dans le sens d’une réflexion commune et la direction laisse le mal-être s’installer. Les répercussions sont directes sur le public accueilli. En effet, les objectifs étaient louables avec une simplification des procédures, une réactivité plus grande dans les réponses, un rapprochement du public et une équité de traitement des demandes sur le département.
A ce jour, tout cela est loin d’être atteint et les professionnels constatent plutôt une complexification dans leurs accompagnements avec une perte de sens et donc de qualité du service public. Les délais de traitement sont plus longs sur certains territoires et pour certaines missions. L’éparpillement des professionnels, l’organisation des territoires n’ont rien arrangé et ce n’est pas le temps qui fera son affaire. Pourtant, les situations d’accompagnement concernent des hommes, des femmes, des enfants, des familles de notre territoire.
Nous sommes un département à échelle humaine où l’organisation des services pourrait se faire de façon concertée, avec une prise en compte du savoir-faire et de l’analyse des professionnels. Mais à ce jour, aucune volonté d’aller dans ce sens, comme cela se voit dans de nombreuses collectivités … l’application d’une forme de gestion du personnel, sans le personnel !! Et avec des conséquences directes sur le public.

Après une longue phase tactique durant laquelle les intentions étaient secrètement gardées, le gouvernement vient d’annoncer, à quelques jours du 1er tour des législatives, sa feuille de route concernant les réformes sur le droit du travail.

Une piètre stratégie de camouflage vient de débuter, alors que l’élément central des discussions n’est autre que le démantèlement du Code du travail, un des piliers essentiels de notre modèle social, construit pas à pas depuis des décennies et qui rythme, au bas mot, la vie de millions de salariés.

Depuis des semaines, le chef de l’État et son gouvernement affirment qu’ils consulteront les syndicats, en vantant les mérites d’une méthode qui ressemble plus, à ce jour à de l’enfumage qu’à de véritables intentions de négocier.

L’exécutif essaie donc de nous duper car, aujourd’hui encore, aucun texte ne précise les mesures concrètes qui seront avancées.

Répéter sans cesse que 50 réunions sont d’ores et déjà programmées avec les syndicats sans, toutefois, préciser que prit séparément chacun bénéficiera en tout et pour tout de 3 réunions de 2 heures sur les 3 thèmes décidés, c’est tout bonnement scandaleux.

Dissimuler les véritables objectifs, attendre les résultats des législatives, jouer du nombre de rencontres avec les syndicats puis promulguer par ordonnances une reconfiguration d’un Code du travail aux services du patronat, la CGT ne laissera pas faire !

Avancer masquer ne laisse donc guère de doute sur les mesures envisagées dans la droite ligne de la loi travail ; mesures qui pourraient se révéler beaucoup plus dangereuses que les intentions affichées par le gouvernement : en renforçant principalement le lien de subordination des employeurs, en vidant de sa substance les contrats de travail et en ouvrant la possibilité de pouvoir licencier sans ménagement.
La méthode est donc révélatrice de la nocivité du projet.

Se préparer à la lutte et à la mobilisation pour faire reculer les mauvaises mesures et imposer nos propositions sont les seules réponses de nature à changer la donne dans les prochaines semaines.

Où est l’intérêt des salariés dans ces annonces ?

Le gouvernement a dévoilé ce mardi son programme de réformes à court et moyen terme concernant principalement le droit du travail, les moyens d’intervention des salariés, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’assurance chômage et la retraite.

La Cgt a pris connaissance en même temps que la presse du contenu précis de ces propositions, ce qui nous laisse interrogatif sur la méthode de concertation envisagée.

Faisant référence à la mondialisation et à une mutation de l’économie, le 1er Ministre a justifié ce besoin urgent de réforme, laissant à penser que les principales causes du chômage de masse résideraient dans la rémunération du travail, et les garanties collectives des salariés.

Sans surprise, le gouvernement propose des recettes déjà utilisées depuis plusieurs décennies qui n’ont jamais produit d’effets si ce n’est détruire, les droits, les protections des salariés sans aucune répercussion positive sur le niveau de l’emploi bien au contraire. L’idée selon laquelle l’accroissement de la flexibilité, l’augmentation du pouvoir des employeurs est source d’une meilleure compétitivité et de création d’emplois, est très ancienne. Elle est aujourd’hui officiellement remise en cause : des études notamment de l’OCDE confirment qu’il n’y a pas de relation entre le taux de chômage et le taux de protection de salariés. A l’inverse, cela a eu un effet immédiat sur le niveau de rémunération du Capital.

L’option est donc de sécuriser les employeurs et de précariser les travailleurs.

Alors que le travail génère beaucoup de souffrance, et les emplois durement attaqués sous pression d’une économie de plus en plus financiarisée. Le cadre de cette réforme risque de peser une nouvelle fois sur les conditions de vie et de travail des salariés. L’idée de décliner un code du travail entreprise par entreprise, affaiblir les branches ou barêmiser les indemnités prud’homales induira du dumping social, alourdira le lien de subordination à l’entreprise déjà bien à l’avantage des employeurs.

Un code du travail et des garanties collectives d’avenir devraient apporter de nouveaux droits, changer notre mode de développement, mieux répartir les richesses produites. Le gouvernement semble décider l’inverse, il a choisi son camp. Nous partageons ni son diagnostic, et encore moins ses orientations et ses objectifs. Il semble attendre le résultat des élections législatives pour affirmer d’une manière définitives ses intentions, tout en confirmant l’utilisation d’ordonnances dès cet été pour accélérer un processus qui n’a pas lieu d’être.

La Cgt a porté de nombreuses propositions depuis l’an dernier pour améliorer la situation économique et sociale du pays, elle continuera de s’inscrire dans un processus résolument offensif et progressiste. Elle appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser pour peser dans les jours et les semaines à venir à partir de leurs revendications qui sont à l’opposé des intentions gouvernementales.

Abonnez-vous à notre newsletter

Album Photos
Radio CGT DRANCY