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LaDepeche

La CGT «pas surprise»

Sophie Blaty, infirmière, et Dominique Dereix, aide-soignant, ont accepté de nous rencontrer mardi. Mais au titre de représentants de la CGT à l’hôpital de Gourdon, et non comme membres du CHSCT, nous ont-ils précisé, s’étonnant que nous ayons pu avoir accès à ce document, comme l’ensemble de nos interlocuteurs.

Sur le fond du dossier, les syndicalistes sont clairs : «Nous ne sommes pas surpris du résultat de cette étude. Ce rapport a le mérite de mettre le doigt sur des difficultés bien réelles. Il appuie là où ça fait mal. Les situations évoquées, nous les décrivons depuis un moment, estime Sophie Blaty. On demande au personnel de plus de plus de qualité, de prendre soin du patient, ce qui est normal. Mais il faut qu’

on fasse de mieux en mieux avec moins de moyens humains, financiers et matériels. On fait ce qu’on peut et ça génère de la frustration et de la souffrance. N’oublions pas qu’il y a du personnel et des patients au bout du chemin. Il faut un minimum de satisfaction pour les agents.»
Les cégétistes évoquent également le glissement des tâches pointé dans le rapport Syndex : «Oui, bien sûr que ça existe, assure Dominique Dereix. Il faut dire que l’ARS ne nous donne pas les moyens de travailler correctement. Il manque du personnel de remplacement capable de combler des arrêts de travail au pied levé. On demande un peu à tout le monde de faire n’importe quoi. Cela engendre de la désorganisation, donc de la souffrance au travail.» L’autre point relevé par les syndicalistes a trait aux efforts financiers répétés demandés par leurs directions successives depuis des années : «En dix ans, nous avons eu droit à trois plans de retour à l’équilibre, rappellent Sophie Blaty et Dominique Dereix. C’est trop. Et quand le gouvernement annonce la volonté de réaliser trois milliards d’économies sur les hôpitaux ces prochaines années, on est vraiment très inquiets.» Alors, quel avenir pour l’hôpital de Gourdon et ses 400 agents ? Les délégués CGT veulent rester optimistes : «Nous avons déjà réduit notre déficit qui est de 200 000 € sur un budget de 20 millions d’€. Nous mettons de grands espoirs dans le nouveau directeur qui vient d’arriver. Il est plus à l’écoute que l’ancien. Et nous voulons croire que nous pourrons travailler à l’amélioration de la situation. Nous travaillons avec lui sur une démarche qualité. Il faut tout faire pour que ça refonctionne.»

http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/06/2061498-la-cgt-pas-surprise.html